J-8 »Ostuni »

Habitée depuis l’âge de pierre, Ostuni développa son premier noyau urbain au VIIe siècle av. J.-C., avec l’arrivée du peuple italique des Messapiens. Les Grecs prirent ensuite le contrôle de la cité au cours des guerres puniques et saisirent l’occasion pour lui apposer leur empreinte indélébile.

Comme pour la plupart des villages de l’Italie du Sud, Ostuni vit passer les Sarrasins, les Byzantins, les Normands, les Aragonais et les Espagnols, qui pareillement aux Grecs, ne manquèrent pas de laisser leurs marques.

L’apparition des façades blanches à Ostuni remonte au temps de la peste du XVIIe siècle. Les autorités locales décidèrent de blanchir toute la ville à la chaux afin d’en éclairer tous les recoins ; ceci ayant été fait dans le but de capturer les lépreux.

Ostuni au cœur de ses remparts adopte un agencement médiéval sur trois collines de la région de Pouilles. Les escaliers visibles un peu partout et l’enchevêtrement de petites ruelles facilitent le transit des piétons. Si le blanc reste la couleur dominante au sein de la cité, la roche calcaire rose et grise des édifices religieux ajoute du pep à l’horizon, en plus de la pierre formant les remparts.

Le centre historique d’Ostuni siège sur la plus haute des trois collines au-dessus desquelles la ville s’étend. Ses façades blanchies à la chaux et sa disposition en étages sont au cœur de l’identité urbaine pittoresque de la cité. En son sein, les ruelles et les escaliers se succèdent, donnant quelques fois sur des arcs et des places centenaires. Il n’est pas rare de croiser un atelier d’artisan ou bien une boutique de souvenirs pour vos emplettes, mais également un café-restaurant où vous pourrez vous rafraîchir pendant la montée. Au sommet d’Ostuni, le palais épiscopal et la cathédrale clouent le spectacle avec leur allure monumentale et un panorama plongeant en toile de fond.

Ostuni, reste mon dernier coup de coeur.

Buona giornata e a domani…

Sonia